01 juillet 2009
MILLEFIORI un peu d'histoire à Murano, Venise
Voici une photo pour informer les lecteurs qui découvrent les différentes techniques de fabrications de cannes en polymère. Toutes nos cannes fleurs sont différentes, la pâte polymère permet bien des fantaisies et on n’en a pas encore trouvé les limites.
Mais il est un point commun à toutes, celui d’origine : Le MILLEFIORI de l’île de Murano à Venise.
Il s’agit de longs tubes de verre qui contiennent des motifs de fleurs, ils sont coupés tranchés fondus ensembles, travaillés de différentes manières, mais à la base se sont des fleurs en tube de verre. le médaillon est donc transparent et les fleurs de devant sont également derrière. Voir l’article sur Venise dans la catégorie des voyages de ce blog pour en savoir plus. 
29 juin 2009
Macaroni 1164
Le grand retour des colliers de nouilles n’est pas encore prévu au programme, mais de temps en temps, il m’arrive de craquer … Peut être un jour j’avouerai ici ma passion pour les tortellini au fromage dans une version tour de cou mais il me faut d’abord une overdose de parmesan et de gorgonzola ;-) chacun sa dope, moi c’est la pasta sous toutes ses formes !
26 juin 2009
VENEZIA et MURANO
Un WE en amoureux.
Nous avons choisi d’aller par le train de Modène qui avec un changement à Bologne nous fait arriver en gare de Santa Lucia di Venezia à 10h03. Le train entre Mestre et Venise traverse l’eau de façon assez surréaliste pour nous jeter aux pieds du canal. Le vaporetto était là, sous un soleil éclatant, mais nous avons choisi d’attaquer franchement en traversant la ville à pieds pour rejoindre notre hôtel situé dans une ruelle proche de la place San Marco. Après bien des ponts et ruelles, nous trouvons notre calle (ruelle étroite comme un ruisseau!) perpendiculaire à la place. Nous y déposons notre bagage pour partir arpenter plus légers.
La première impression, surtout avec le soleil de ce WE, était assez éblouissante. Mon mari qui n’était jamais venu s’est trouvé sous le charme de la ville de suite. Il faut s’habituer à la foule d’entrée, sinon on ne peut survivre tellement on est nombreux et variés. Les ruelles enchevêtrées sont bondées, chargées de boutiques aux vitrines colorées, on marche puis soudain un embouteillage se crée suite à un attroupement devant une vitrine plus belle que les autres contenant une oeuvre imposante en verre représentant un clown géant ou autre merveille masquée. Entre le Rialto et la place SM, une boutique de masques suit une boutique de perles suivant elle même une boutique de costumes, puis encore des bijoux et encore des masques, puis des trattorie (restau) des gelaterie (glaces) et un Mac Do, des restaurants et des Hôtels. Certaines ruelles sont réservées aux marques présentes dans tous les centre villes, on peut donc aussi arrivé à poil se chausser et s’habiller sur place avec les mêmes fringues qu’au centre commercial, sans oublier les images mythiques de l’Italie comme celle de la F1. Insolite, une tête de Don camillo (alias Fernandel) présentait des lunettes dans une boutique de fringues. D’autres ruelles, dans un autre quartier (de l’autre côté de la place en allant vers l’Academia) sont plus dédiées aux marques de luxe, et sont entourées d’antiquaires et galeries d’Art, un Picasso dans une vitrine et un ensemble Gucci dans celle d’en face. On tourne pour voir si par là c’est mieux mais à cinquante mètres il n’y a plus rien, “nessuno” et pas un magasin. Venise est ainsi faite, des parcours commerciaux et des traverses désertes, des petits ponts et des culs de sacs. Des gondoliers un peu partout disent “gondola-gondola” quand des gens passent. Ne pas hésiter à négocier la balade en gondole car ils demandent actuellement 100E pour un tour d’une demie heure à 40 minutes et on peut obtenir moins si on se présente à un moment creux. Les restaurateurs postent des attrapeurs devant les panneaux de menus et vous invitent à venir manger chez eux, attention ne vous laissez pas embarquer par courtoisie, allez voir si le menu vous plait au moins! Je vais me taire un peu pour vous montrer des photos de ce qu’on peut voir dans ces ruelles. A tout à l’heure.
Les monuments sont un peu partout, et on va de l’un à l’autre en marchant des heures, car si on suit le plan on se perd, et si on suit les indications sur les murs, on perd le plan ;-) génial ! Le côté sympa quand on se perd, c’est quand on tombe justement sur une place ou un monument nous stupéfait, on se demande lequel c’est et ensuite seulement on va lire ce qui s’y rapporte dans le guide, c’est une autre façon de faire, et en fin de journée il suffit de vérifier sur le plan et dans le guide si on a bien vu tout ce qu’il y avait à voir dans ce quartier avant d’aller se perdre dans un autre. On a du marcher 15 kilomètres je crois bien entre 10h03 '(arrivée de train) et 23h ! Le premier jour dans l’après midi, j’ai supplié pour avoir une paire de tongs et laisser sécher mes ampoules car j’avais des sandales neuves, mais le lendemain j’ai mis mes bonnes tennis de toile ultra plates et moelleuses et dimanche fut sans souffrance! Les ponts sur le canal sont rares, trois seulement, mais on peut passer en utilisant le “traghetto” (entre guets), ce sont des gondoles à des endroits stratégiques qui font le passeur une fois charge pleine et vous évitent donc de refaire un grand détour pour accéder au pont suivant. Il y a aussi des taxis en bateaux à moteurs mais je n’ai pas trouvé ça particulièrement touristique. En revanche, j'ai bien aimé le vaporetto tous tassés dedans comme dans le métro avec le type qui rouspète “lasciate passare, perfavore, lasciare il passagio, veloce veloce, ma devo fare un disegno oggi!” J’imagine des pousseurs du métro qui crieraient ( laisser passer! entrez! au fond! allez sortez vite! vite! z’êtes bouchés ou quoi?”
On ne dirait pas comme ça sur la carte, mais Venise, c’est grand! Surtout si on revient régulièrement au Rialto parce que finalement c’est dans ce coin qu’on a repéré un bijou ou un restau ou un marchand de chiffons, mais le plus grandiose reste la place San Marco. Nous avons eu la chance de la voir pendant la messe, on nous laisse entrer dans la basilique sans faire de bruit et comme ça on voit les merveilleuses mosaïques dans un bruit de chants de messe. le soleil du matin entrait et faisait briller les mosaïques de pâte de verre dorées, comme si c’était de l’or pur qui tapissait les voûtes de la basilique. les motifs sont finement dessinés et la qualité de la couleur est extraordinaire. Même dehors sous les différents porches de l’entrée les décors sont somptueux, les marbres sont différents et la façade toute entière est tellement travaillée que ça parait incroyable. Nous en sommes sortis accompagnés des cloches de fin de messe sous un soleil radieux, que du bonheur! Il est X heures 20 sous le lion et les aiguilles de l’horloge bleue marquent la même heure (Ph87). Juste derrière le palais des Doges il y a le pont des soupirs mais il était en travaux (en partie financés par de la pub), ce qui a donné cette photo insolite comme si une page de publicité s’était sauvée d’une revue de mode pour se glisser dans le réel.



Samedi, nous sommes allés sur l’île de Murano, dans l’espoir de trouver à acheter un stock de perles chez les grossistes et fabricants locaux. Là, gosse déception, seules les boutiques de bijoux étaient ouvertes. Une marchande me dit que les “FORNACE” qui sont les lieux de fabrication ferment les WE et nous indique ou se trouve le plus grand de l’île. Nous y allons et trouvons porte close, cependant on peut apercevoir que l’usinage se fait en grand. Quelques boutiques nous ont éblouis, particulièrement celles consacrées spécifiquement aux lustres, car je n’en avais jamais vu de si gigantesques, de si farfelus, beau aussi mais pas tous ;-) et surtout une telle quantité tous accrochés un peu tassés au dessus de nos têtes! La statue ornementale en forme de virus de verre bleu est … que dire, faites vous votre opinion, mais en tous les cas elle en impose en ce qui concerne le thème artisanal de l’île. j’ai eu le béguin pour des vide-poches et complètement craqué pour le millefiori qui a fait la réputation de cette île.
Nous repartons de Murano, bredouilles de stock (pour une perleuse c’est un comble!) mais avec quelques présents bien jolis. Dans le quartiers des boutiques de San Marco, je demande à une commerçante ou sont donc passés les artisans qui travaillaient à la flamme dans les boutiques, ceux que j’avais vus il y a vingt ans, et que je ne trouve plus, qui fabriquaient des petits animaux avec les tubes colorés. Toutes les miniatures que j’avais rapportées je les avais vues faire exprès pour moi. Il me semblait bien que c’était dans ce quartier là. Elle me répond bien triste que les jeunes ne veulent plus apprendre le métier, que c’est dur et qu’il fait chaud de travailler à la flamme et que ça ne nourrit pas assez. Qu’elle même a travaillé pendant des années dans une grande fabrique et qu’elle connait des maîtres qui sont allés enseigner l’art vénitien dans d’autres pays. Un autre commerçant, lui, dispose d’un petit atelier dans un coin de sa boutique. Il explique que son bonbon à 4E est en concurrence avec des bonbons à 50 Centimes faits en Chine. Que ses personnages en verre si typiques de l’art vénitien sont copiés à la chaîne et revendus dans des boutiques de la ville comme du Murano. Il explique qu’il devient difficile de faire la différence car ce sont des maîtres vénitiens qui leur ont enseigné. Ensuite dans une autre boutique, j’entends un vendeur énervé se plaindre qu’un client lui dit qu’il est trop cher et auquel il a répondu qu’il n’avait pas de "chinoiseries” lui! Je dois avouer après cet épisode à la recherche de l’artisan d’art, que je suis repartie un peu déçue, les idées chargées du pessimisme des vénitiens quand à l’avenir de leur spécialité. J’aurais aimé que rien ne changeât jamais de ce que j’avais vu et qui m’avait émerveillé encore plus que les monuments, j’aurais aimé que mon mari aussi voie ce qui avait contribué à l’époque à développer chez moi cette admiration du travail bien fait et beau.
Pour faire transition entre ce propos triste et la suite de la balade, je vais m’amuser à crever les préjugés : Je précise que Venise n’est pas sale si les cochons qui la visitent ne balancent pas leurs bouteilles et papiers dans le canal. J’assure que ça ne sent pas mauvais si on se lave les dessous de bras et si on évite les périodes les plus chaudes. On y mange très bien si on mange italien et si on oublie son chauvinisme ambulant.
Trop épuisés pour marcher, nous avons fait le trajet de retour à la gare en vaporetto dont voici les images prises du pont.
Le reste dans le train pour Modène a peu d’intérêt, mon mari a dormi comme il a pu et j’ai lu, entre des américains qui se bidonnaient sur je ne sais quoi, et une polonaise qui se faisait draguer sévère par un italien (de Padoue sur la ligne entre Venise et Bologne), la fin de leur histoire je ne la connais pas car nous les avons quittés à Bologne mais ils sont allés bavarder dans un autre compartiment dès que des places plus proches se sont libérées!
25 juin 2009
Canne Méduse noire
Une grande envie de plaisanter a donné naissance à cette méduse noire, pas plus piquante que la bleue mais surtout un peu plus énigmatique. Quelles choses farfelues vais-je bien pouvoir faire avec ça .....
Ci dessous : Perles crues faites à partir des restes de préparatifs et bouts de canne oeil.
Premiers montages à partir de ce motif sur des gri-gris, avec des perles décorées de méduses noires, pour le futur appart de MJ&G ! Iè !
1165 Un cadeau en avant première pour ma première web cliente de l’année, Angélique. 
18 juin 2009
Superflex by Sculpey BAKE & BEND CLAY
Comme un nouveau parfum de glace, une belle robe ou une superbe paire de chaussures, la pâte flexible après cuisson provoque chez moi une envie irrésistible d’essayer! Je vois cette souris complètement flexible et commence à imaginer les jambes et bras de mes médusettes dans cette matière. Mais est-ce-que ça marche vraiment? Je choisis de faire des serpents (fastoches!) pour commencer.
TEST 1
serpents verts à gros œil "BOBYSNAKE"
J’essaie une partie de Superflex verte pure, et une partie coupée avec du fluo fimo soft normal.
Je décore un peu pour faire de mes serpents des minis montres amusants en ajoutant un sourire fluo et un gros oeil à la Bobrazovsky et des cornes de diablotin. 
Je mets à cuire puis laisse refroidir.
TEST FEXIBILITE
Première série de photos : La superflex utilisée pure : Je trouve que la matière au toucher ne me plait pas, le serpent ne se plie pas complètement, je constate une cassure dans le creux.
Deuxième série de photos : La Superflex utilisée coupée fimo : Elle réagit curieusement mieux, le serpent se plie presque au maximum pour reprendre sa forme sans problème.
La cuisson s’est effectuée à 110° 30 minutes en partant d’un four froid. Peut être une autre cuisson peut faire évoluer la réactivité de la pâte. Christine (groupe Créationfimo) me conseille de cuire à 90° seulement et moins longtemps, à essayer. Vos avis sur la question sont les bienvenus, merci :-)
15 juin 2009
Città di Perugia e di Assisi
En visite chez mon amie MJ (voir les bonbonnières) ou j’étais hébergée dans la vieille ville de Pérouse, je prends plaisir à faire aussi une promenade photographique.
PERUGIA Pérouse, est une ville d'Ombrie, avec un coeur très ancien aux origines Etrusques. Ce “centro storico” est entouré de remparts et l’intérieur est un enchevêtrement de maisons typiques de briques, d’escaliers innombrables, et de petits palais splendides et d’arcades multiples. Au cours de la promenade, on rencontre aussi bien des griffons en bronze et en pierre que des boutiques branchées et des chocolats “Baci Perugina”. C’est une ville agréable à vivre et l’ambiance y est accueillante. J’ai bien aimé les boutiques aussi, il faut dire que c’est toujours plus sympa de se balader si les boutiques sont belles aux grandes vitrines dans des demeures splendides!
Clin d’oeil : Une drôle de tête sur un gros mot. Le comptoir de l’imprimeur qui, à l’attention de sa clientèle a affiché un accueil très personnalisé, je vous ai épargné les photos obscènes du mur d’entrée. A prendre avec humour et surtout ne pas taper la sonnette …
BISOUX = BACI
Les bonnes glaces au gout “bacio” !
ASSISI Assise : A quelques kilomètres de Perugia se trouve la ville d’Assise ou repose St François sous la Basilique ,ornée des fresques de Giotto. Dans les boutiques locales on peut acheter les mêmes chaussures à lanières que porte le Saint sur les fresques et fort heureusement d’autres modèles plus modernes de tongs à paillettes, il y a aussi des boutiques à touristes avec un peu de tout ( made in loin!) et du local en céramique peinte aux motifs anciens revisités, plein de jolies choses pour la maison et des bijoux bien sur représentant la croix typique (voir photo).
Canne kaléidoscope base six facettes
Pour cette canne, je choisis des couleurs douces dans un dégradé de bleus, avec un dégradé de violets et un éclat de rose fort relèvera l’ensemble. Du doré aura ma préférence pour les lignes internes. J’utilise un quart de pain de pâte de chaque coloris pour commencer les dégradés, mais je dois recouper pour former les rectangles à étirer à la machine à pâte donc la quantité sera réduite. Les dégradés sont faits au cran 1 de ma MP et étirés jusqu’au cran 5 pour le ruban à replier. Le film or est étiré au cran 6 pour enrouler les motifs.
Photo 1 : Pour cette gamme, j’ai utilisé du : Sculpey 1668 bleu jean, 1103 bleu pearl, 1101 blanc pearl, 503 hotpink, 1216 Lilas. Fimo 502 violet pailleté, 305 aqua, OR11
Photo 2 : Le premier dégradé va du violet au blanc en passant par les mauves et rose. Il est entouré de film or.
Photo 3 : Le même dégradé passé au cran 1 de la MP pour obtenir le ruban, il sera coupé en 6 parts égales.
Photo 4 : le deuxième dégradé est dans les bleus et finit lui aussi dans du blanc perle.
Photo 5 : Enroulé dans le film or et allongé le plus possible pour passer à la MP.
Photo 6 : ruban bleu passé au cran 1, il sera coupé en 4 parts égales.
Photo 7 : Le ruban coupé donnera 4 parts égales et j’essaye différentes façons de les enrouler ensemble sans projet précis.
Photo 8 : Essai d’assemblage.
Photo 9 : Assemblage final avec 3 des pans de ruban violet enroulés dans les angles du triangle formé.
Photo 10 : j’ajoute les trois pans de ruban violet pour entourer la canne triangle obtenue.
Photo 11 : Un film de pâte or étiré fin (cran6) recouvre les imperfections.
Photo 12 : Je presse de façon triangulaire par pressions légères le long de la canne pour la réduire et l’allonger, en tournant régulièrement chaque pointe du triangle à son tour.
Photo 13 : La canne triangle longue est lissée sur du verre, et coupée en six parts égales après avoir étêté les bouts un peu déformés.
Photo 14 : les six bouts de triangles sont bien réguliers, et disposés de façon à ce que chaque motif soit l’inverse de celui disposé en face.
Photo 15 : La canne une fois réduite un peu est prête, et peu se réduire beaucoup plus pour obtenir un motif encore plus fin.

Voici des perles à peine lustrées faites avec des chutes et une avec la canne finie. 
















































